En Grèce, qui sème la misère récolte la colère !

Alors que les médias dominants semblent s’émouvoir du sort de la population grecque depuis ce week-end et le vote du 8ème plan d’austérité, la situation ne cesse de se dégrader et le peuple continue de subir de plein fouet les directives de l’Union européenne.

Les précédents plans, sensés résoudre d’un coup les problèmes économiques du pays ont eu comme résultats de plonger toute la population dans la misère : diminution de 50% du salaire des fonctionnaires, privatisation des transports, mise à mal des hôpitaux … Le taux de chômage atteint un pic avec 20% des Grecs privés d’emploi, plus d’un tiers de la population vivant sous le seuil de pauvreté …

Les plans de sauvetages du système capitaliste se succèdent, les loups de la finance dévorent chaque jour davantage, mais se rassasieront-ils jamais ? On prétend rassurer des marchés qui ne cherchent que des prétextes pour exiger encore plus de rigueur. De l’Irlande à la Grèce, nulle part, nous n’avons la démonstration qu’une économie ultralibérale ou la politique de rigueur ne permettent de protéger ni même de sortir de la crise. La voilà, la belle Europe compétitive que l’on nous vantait tant, et qui a plongé en moins de deux ans tout un peuple dans une situation de catastrophe sanitaire. Pendant que certains se frottent les mains en songeant au profit réalisé, ce sont les jeunes et les étudiants qui sont touchés de plein fouet par la rigueur : chômage de masse, pauvreté, problème de santé, hausse du taux de suicide,… Le nombre de personnes séropositives a augmenté de 52%, un rapport indique que des jeunes vont même jusqu’à s’inoculer le virus pour, en désespoir de cause, bénéficier de l’une des rares allocations qui n’ait pas (encore) été supprimée.

Les manifestations qui se sont déroulées dans tout le pays ces derniers jours sont celles d’un ras-le-bol général de la population, des travailleurs qui refusent de payer une crise dont ils ne sont pas responsables.

Les étudiants communistes apportent leur soutien au peuple en lutte pour ses conditions de vie, menacées par les diktats de la finance. Dans deux semaines, à l’occasion de la conférence nationale de l’UEC rassemblant 250 étudiants communistes venus de tout le territoire à Colonel Fabien, nous recevrons nos camarades grecs et es responsables étudiants communistes et progressistes d’Europe pour apporter notre soutien à leurs luttes, et décider d’une déclaration et d’une position commune sur les combats à mener dans les mois à venir.

Marion Guenot Secrétaire nationale de l’UEC.

La solution au chômage des jeunes ne passera pas par le travail gratuit !

Le mardi 24 janvier, le Centre d’analyse stratégique présentait cinq mesures censées favoriser l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. La situation pour les étudiants sortant de l’enseignement supérieur peut se résumer par un simple mot : précarité. En effet, il faut attendre en moyenne 27 ans pour trouver un emploi stable, celui-ci est généralement en-deçà de nos qualifications …

Le moins que l’on puisse dire c’est que la recette qui a amené cette situation est reprise et accentuée : favoriser le travail gratuit pendant les études (stages, apprentissage, professionnalisation selon les besoins des entreprises …), permettre la création de diplômes par les Universités sans aucun cadre national pour casser les droits des travailleurs dans les conventions collectives, présence des présidents d’Université dans les conseils régionaux d’emploi … tout y passe.

La seule réponse est donc : « on continue ce qui ne marche pas et qui plonge les jeunes dans la précarité ». Il ne s’agit pas d’une erreur d’appréciation de la situation mais bien de la poursuite de la soumission des Universités aux besoins des entreprises.

Comble de l’ironie, l’évocation de la possibilité de prendre en compte les périodes de travail des étudiants dans la validation de leur formation, avec cette précision : « il faudra que ces périodes de travail aient un rapport avec les études poursuivies ». Quand on sait que 68% des étudiants ont un emploi qui n’a pas de rapport avec leurs études, il s’agit d’une annonce démagogique et politicienne.

Les étudiants communistes continueront à se battre contre la soumission du service public d’enseignement supérieur aux besoins des entreprises. La solution au chômage des jeunes ne passera pas par le travail gratuit.

Sommet (anti)social : halte à la parodie de dialogue à l’Elysée !

Le président a introduit le sommet social pour apporter des réponses à la crise.

Derrière l’idée qu’il faudrait agir en urgence sans attendre les élections, il s’agissait pour le président de continuer la démolition des acquis sociaux derrière le masque de la concertation. Faisant croire qu’il demande leur avis aux syndicats, le président a déjà son programme en tête avec la « coût du travail » en ligne de mire.

Au menu : la hausse du temps de travail et les baisses de salaires tout en démantelant la protection sociale. En clair, le temps de travail sera modulé dans les entreprises avec des évolutions de salaires au bon vouloir des patrons et les cotisations sociales seront encore baissées, cassant toujours plus la Sécurité sociale, pour instaurer la TVA sociale. C’est donc toujours au peuple de faire les efforts.

Appliquant les recettes patronales à la lettre, quitte à user de faux chiffres comme sur le temps de travail (plus élevé en France qu’en Allemagne d’après l’OCDE), Nicolas Sarkozy fait des heures supplémentaires pour ses amis du Fouquet’s. Partout, refusons l’hyperaustérité et mettons l’argent du CAC40 (31 milliards en 2011) au service des besoins humains !

Vœux de Sarkozy au monde enseignant : du misérabilisme et une fausse compassion pour accentuer la casse de notre éducation !

Lors de ses vœux du 7 janvier dernier, Sarko, a tenté de se racheter une conduite auprès du monde de l’éducation. 80 000 postes supprimés depuis 2007, l’autonomie des Universités et des lycées, la droite a fait face pendant 4 ans à une mobilisation contre chacune de ses réformes. Il savait bien qu’il n’était pas en territoire conquis. Pour cela, sa recette a été un peu de compassion pour « l’un des métiers les plus difficiles » pour annoncer qu’il continuerait sa politique désastreuse !

Alors qu’il se gargarise d’un augmentation des bourses, les étudiants n’en ont que très moyennement profité vu le retard avec lequel ils les ont reçues, le gouvernement multipliant les annonces pendant des semaines.

Il persiste et signe : désormais l’école a pour but de rapprocher les élèves et les entreprises. Le bilan de cette politique est de faire de l’Université le centre de formation gratuit pour les grandes entreprises selon leurs besoins et pas de former des citoyens émancipés qui sont en maîtrise de leur avenir. Et toute autre formation qui ne donnerait pas accès directement à un emploi rentabilisé pour l’employeur ne mériterait pas le titre de diplôme ! La soumission des Universités aux entreprises est complète !

Agrémentant son discours de bonnes intentions (la justice et l’égalité dans l’accès aux études), Sarkozy oublie bien vite les conséquences de sa politique : le nombre de fils d’ouvriers à l’Université a baissé de 4 points depuis la LRU et le taux d’échec en Licence est passé de 40 à 50% depuis 2008. Belle réussite en effet !

Mais son discours ne s’arrête pas là : ceux qui se sont levés contre la LRU étaient « manipulés » ! Les universités manquent de moyens et sont obligées de présenter des budgets en déficit car elles n’ont plus les moyens de fonctionner. Comme nous le dénoncions depuis le début, c’est la voie vers l’enseignement supérieur à deux vitesses avec l’excellence et les moyens pour quelques uns, tandis que les autres n’auront que des miettes !

Sarkozy nous a fait un discours d’auto-satisfaction, tout en estimant que toute création de postes dans l’Éducation nationale serait une erreur. Pour le Mouvement Jeunes communistes de France, ce serait de continuer à accepter ces logiques qui serait une erreur.

L’union des étudiants communistes lutte pour un réel service public d’enseignement supérieur, en dehors des logiques de marché, pour la réussite de tous et qui soit au service de notre émancipation plutôt qu’à celui des entreprises. Nous allons dans les prochaines semaines organiser des assemblées générales dans les universités, dans les résidences étudiantes, aux côtés des salariés, pour changer de logique et reprendre tous ensemble le pouvoir dans nos facs !

Bref, je suis un étudiant précaire


Bref spécial étudiant par MJCF

Laurent Wauquiez : 0 bourses étudiantes, mais toujours 100% bla bla !



Communiqué de presse de l’Union des Etudiants Communistes:
Alors que nous approchons du mois de décembre, les étudiants n’ont toujours pas perçu leur bourse. Dans un contexte d’augmentation du coût de la vie étudiante, l’absence totale de versement de bourse a des conséquences dramatiques. Ce sont plus de 500 000 étudiants aujourd’hui qui sont laissés sur le carreau, sans aucun moyen de subsistance.

Cette absence de versement intervient dans un contexte de budget de rigueur pour l’Enseignement Supérieur. Au bout de 5 ans de mandat de Sarkozy qui avait fait de l’Enseignement Supérieur sa « priorité absolue », nous pouvons admirer le résultat : plus de la moitié des Universités sont aujourd’hui en faillite, et c’est maintenant le tour des CROUS : Les paiements n’ont toujours pas été effectués tout simplement parce que le CROUS ne dispose pas des fonds nécessaires. Il lui manque 30 millions pour le mois de novembre, 80 millions pour le mois de décembre.

La seule année où le Ministre de l’Enseignement Supérieur promet un 10e mois de bourse, ce sont l’ensemble des bourses qui sont menacées ! Alors que celui-ci est tout à coup bien silencieux, dans les différentes académies démunies de la moindre information, des rumeurs de solution toutes plus farfelues les unes que les autres. Il s’agirait de sélectionner les étudiants les plus nécessiteux, ou de ponctionner sur le budget de l’année suivante…

Nous appelons les étudiants à se mobiliser dès les prochains jours, et nous tenons à affirmer qu’aucun compromis ne sera possible sur la question des bourses, avec ce gouvernement qui fait toujours le choix du profit, sur le dos des plus démunis. Étudier ce n’est pas un privilège qui devrait s’arracher au prix de conditions sociales et sanitaires dramatiques comme aujourd’hui, c’est un droit !

Marion GUENOT Secrétaire Nationale de l’UEC

Appel pour une conférence nationale de l’Union des Etudiants Communistes

Le savoir est une arme, une arme aujourd’hui braquée contre nous. Le marathon de réformes, plans, décrets, visant à mettre au pas l’Enseignement Supérieur français, de sorte qu’il réponde aux exigences du patronat, arrive aujourd’hui à son terme. Le système capitaliste loin d’être une force de progrès, s’est avéré être une puissante force de régression sociale dans tous les domaines sur lesquels il a renforcé sa main-mise. Depuis la réforme de la LRU, le taux d’échec n’a jamais été aussi important (50% en 1e année de licence), nous n’avons jamais été aussi précaires et aussi peu nombreux à être issus des classes populaires, et nous n’avons jamais été aussi précaires une fois notre diplôme obtenu, avant d’être déclassés à l’embauche, comme c’est le cas pour 29% d’entre nous, contre 23% sur la génération précédente.

Saisissant la gestion de la crise et la crainte du chômage comme prétexte pour attaquer chaque jour davantage les droits des travailleurs, partout en Europe, nos gouvernants ont fait de la précarisation du travail qualifié leur priorité absolue. Il s’agit pour le patronat de disposer en permanence d’un contingent de travailleurs formés, divisés, et à moindre coût. Nos Universités sont devenues des usines à travailleurs précaires, des centres de formation gratuits au service des entreprises. Faisant main basse sur tous les lieux où la société se pense, se construit, se juge et se soigne, la classe dirigeante a fait de la formation et de la recherche en France un outil qui assure l’hégémonie de son idéologie.

Bien loin de répondre à l’aspiration légitime de tout étudiant souhaitant trouver à l’issue de ses études un travail stable et correctement rémunéré, ces politiques de libéralisation n’ont bénéficié qu’au patronat et aux financiers qui peuvent maintenir un niveau de profit élevé tout en sacrifiant chaque jour davantage jusqu’à nos droits les plus fondamentaux, tels que celui de se loger.

Ces dernières années, nous avons été nombreux à lutter contre ces logiques, souvent seuls face au pouvoir en place, du LMD à la lutte contre la casse des CROUS, en passant par la LRU. Le mouvement étudiant a du faire face à un niveau de répression sans précédent. Violences policières, règlements intérieurs qui interdisent toute possibilité d’expression politique à l’université, sanctions disciplinaires et judiciaires… Au motif qu’à l’université on est là pour acquérir des savoirs et non pour se répandre en idéologie, c’est la suprématie de celle qui nous est diffusée en cours qui est assurée.

Nous, étudiants communistes issus de secteurs de l’UEC de toute la France, et luttant au quotidien sur maintenant plus d’une université sur deux, avons pris acte du fait que le temps du compromis entre les travailleurs et la classe capitaliste est révolu. Nous affirmons notre volonté à lutter aux côtés de l’ensemble de la jeunesse exploitée pour abattre ce système qui nous opprime, et construire une société où le savoir, aux mains de tous, est la clé de voûte d’un nouveau rapport émancipé au travail. Il n’est pas question pour nous de rester les bras croisés, dans un contexte de précarité sans précédent où nous sommes chaque jour plus nombreux à devoir se salarier pour financer nos études. Il n’est pas question pour nous d’accepter que l’Enseignement supérieur soit un lieu où s’enseignent l’idéologie dominante et la domination au travail.

Nous appelons à la tenue d’une Conférence Nationale de l’Union des Etudiants Communistes les 24, 25, 26 février. Ce temps d’élaboration collective devra nous permettre de dresser un bilan d’étape et nos perspectives d’action dans l’Enseignement Supérieur, ainsi que des moyens que nous nous donnons pour continuer à faire de l’UEC un outil toujours plus combattif. Cette conférence nationale s’inscrit dans la continuité de notre campagne pour la nationalisation du logement étudiant. L’enjeu de sortir ce besoin fondamental des logiques de marché par la propriété et la décision collective n’est pas un enjeu strictement étudiant, aussi nous saisirons l’occasion de temps fort national pour élargir plus largement ce mot d’ordre à l’ensemble de nos partenaires.

La conférence nationale de l’UEC sera aussi un moment de solidarité internationale, où nous accueillerons nos camarades étudiants, qui comme nous résistent au quotidien contre le rouleau compresseur libéral à l’Université, et qui défendent au quotidien un Enseignement supérieur qui soit au service de notre émancipation et des besoins sociaux.

Déclaration commune d’organisations communistes et progressistes d’Europe. Les conséquences des plans d’austérités sur les étudiants en Europe

Depuis 2008, le système capitaliste est rentré dans une nouvelle période de crise. Cette crise systémique qui a d’abord commencé aux Etats-Unis et s’est ensuite développée en Europe ayant de nombreuses conséquences pour les classes populaires de notre continent.

Le système d’aide de la “Troika” qui vient en aide aux gouvernements de droites et sociaux-démocrates afin de sauver les capitalistes, ne peut pas arrêter la crise. Pire encore, en appliquant des mesures réactionnaires, ils ont conduit les peuples dans une situation encore plus difficiles dans une période ou la crise du capitalisme s’accentue.

Avec la crise, l’Union Européenne montre son vrai visage, celui d’une institution impérialiste dont l’objectif est de servir les intérêts de la bourgeoisie européenne.

La crise de la dette qui est un symptôme de la crise économique du capitalisme, n’est qu’un prétexte pour imposer des plans d’austérités aux classes populaires dans des pays comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne ou l’Italie. Ces politiques permettent la casse des droits des travailleurs, des étudiants et de l’ensemble de la population. Elles constituent une déclaration de guerre contre les intérêts du peuple.

Depuis 15 ans, le secteur de l’éducation a été le centre des attaques de l’Union Européenne qui veut instaurer les mêmes règles que dans les systèmes éducatifs anglais et américains. Depuis l’ouverture de l’Education au marché, les privatisations et la commercialisation des écoles publiques ont créé d’énormes possibilités de bénéfices pour les monopoles. Dans ce contexte, la situation qui est déjà très dure, va continuer d’empirer. Dans la continuité du processus de Bologne et du traité de Lisbonne, avec à présent la stratégie euro2020, les jeunes venant des classes populaires seront exclus des universités.

Nous, CJC (Catalogne), CJC (Espagne), COMAC (Belgique), EDON (Chypre), FGCI (Italie), Giovani Communisti (Italie) JCP (Portugal), KNE (Grèce), UJCE (Espagne), UEC (France), déclarons, en ce jour du 17 novembre, journée internationale des étudiants, que :

1. L’éducation supérieure est un droit fondamental du peuple et de la jeunesse, qui ne doit pas être subordonnée aux intérêts privés. 2. L’éducation et l’enseignement supérieur doivent être un service public, gratuit et laïc. Nous luttons contre les réformes capitalistes, pour que les universités servent les besoins des peuples et non les profits des capitalistes et des monopoles.

3. Nos pays doivent rejeter le Processus de Bologne, nous le mettrons en déroute !

4. Le but des universités doit être d’éduquer les jeunes et de leur permettre de poursuivre des projets de recherches de bonnes qualités et ce quelques soient les ressources de chacun.

5. Le capitalisme est un système qui ne permet pas à tout le monde d’étudier et de vivre dans des conditions décentes, c’est pour cela que nous nous battons pour le dépasser.

6. Les universités ne devraient pas appliquer des politiques impérialistes avec les autres pays en les forçant à mettre en œuvre les mêmes réformes que celles de l’UE, comme le Processus de Bologne. Les universités de tous les pays doivent promouvoir la coopération et des programmes de recherches basés sur la solidarité et les intérêts mutuels en fonction des besoins des peuples et non au profit des corporations multinationales.

7. Les étudiants venant du Tiers Monde pour étudier en Europe sont victimes de discriminations et de racisme. Les capitalistes les exploitent et participent au pillage de ces pays. Nous leurs exprimons notre entière solidarité, nous soutenons leur combat et nous les appelons à s’unir dans la lutte pour nos droits à tous.

8. Nous demandons instamment à nos universités de développer des partenariats avec les universités Palestiniennes, afin d’aider la lutte pour la vie, l’éducation et le travail que le peuple Palestinien mène dans des conditions très difficiles, en raison de la poursuite de la politique impérialiste d’occupation promue par l’Etat Israélien.

9. Nous dénonçons fortement le révisionnisme et l’anticommunisme dans l’éducation notamment via la falsification de l’histoire et l’amalgame entre nazisme et communisme.

10. Dans le même temps, nous luttons contre l’idéologie capitaliste dans la conception de l’éducation et nous appelons à une vraie démocratie dans l’élaboration des programmes et dans la gestion des universités, de manière à ce que l’éducation et les sciences puissent jouer un véritable rôle dans la société afin d’améliorer la vie des travailleurs.

Pour conclure, nous exprimons notre solidarité aux étudiants et aux jeunes du monde qui se battent pour des meilleures conditions de vie et d’études.

En avant pour un monde de paix, de solidarité, pour le socialisme, avec une Europe libérée de l’exploitation et avec des étudiants ayant de meilleures conditions d’études et vivant librement !

Grèce : Jusqu’où iront-ils ?

La Grèce pillée par la Troïka, connaît depuis mercredi 19 octobre 2011 une mobilisation sans précédent. Acculé par des spéculateurs voraces qui agissent en collaborant avec le gouvernement social-démocrate de Papandréou, le peuple grec se lève, et se bat toujours plus contre des plans d’austérité iniques qui étranglent les classes populaires.

Plus de 500 000 athéniens on manifestés ces dernières 48heures avec une forte présence des communistes et du syndicat PAME.
Afin d’empêcher le vote du nouveau plan d’austérité, le mot d’ordre avait été donné d’encercler le parlement. Cette action avait un double but. D’abord il s’agissait d’encercler le parlement afin d’empêcher les députés de voter en faveur du nouveau plan d’austérité. Ensuite il s’agissait d’une démonstration de force symbolique traduisant le mécontentement populaire et la nécessité d’une démission du gouvernement du PASOK (Parti Socialiste Grec).
La majorité au pouvoir, aux ordres de la Troïka (rassemblant le FMI, la Commission européenne ainsi que la Banque Centrale Européenne), est une nouvelle fois passée en force. Discréditée parmi le peuple grec, elle lui impose tel un médecin imaginaire le remède qui tue : la socialisation des pertes et l’austérité pour les travailleurs, la privatisation des profits et le règne de l’argent facile pour les capitalistes.
Le Mouvement des Jeunes Communistes de France dénonce l’acharnement de la finance internationale, de l’Union européenne et de ses différents gouvernements sur la Grèce.
Nous voulons aussi exprimer toutes nos condoléances les plus sincères aux proches et aux camarades de Dimitris Kotzaridis. Ce militant syndicaliste du PAME ( le front syndical militant de tous les travailleurs) est décédé, jeudi 20 octobre des suites de ses blessures. Il a été lâchement agressé et assassiné alors qu’il tentait avec ses camarades du service d’ordre du PAME, de rétablir l’ordre sur la place Synagma et de chasser les provocateurs.
Les provocateurs, responsables de sa mort, qui ont par ailleurs blessés d’autres syndicalistes pacifiques par des jets de pierre et de cocktails Molotov, font le jeu du pouvoir grec et du grand patronat. Tout en exprimant toute notre solidarité envers le PAME, et l’ensemble du peuple grec, nous dénonçons le comportement et criminel de certains agitateurs.

Vive la résistance du peuple grec !

le collectif national de l’UEC a rencontré Camila Vallejo